Notre Dévise

Hazi Usawa Umoja


vendredi 26 décembre 2014

Djawabu Ya Komori annonce sa rupture avec la mouvance présidentielle du gouvernement IKILILOU:

Après une longue durée de silence, le parti Djawabu ya Komori s’est enfin prononcé devant la presse jeudi 19 juin 2014 à Moroni. Cette formation politique officialise son retrait définitif de la coalition des partis et mouvements soutenant l’action du président Ikililou Dhoinine.

 
Faisant partie des partis et mouvements soutenant le régime du président Ikililou Dhoinine, le parti Soilihiste Djawabu ya Komori vient de prononcer son retrait officiel de cette coalition au pouvoir. Une décision prise suite à une réunion tenue à Ivembeni ya Mboudé en marge des préparatifs du 36ème anniversaire de l’assassinat du président Ali Soilihi. Cela a était une occasion pour ce parti de faire une analyse de la situation sociopolitique actuelle du pays.
 
Ensuite, les conférenciers ont soulevé l’inquiétante problématique de la corruption qui gangrène le pays ces derniers temps, et la passivité observée dans le traitement des dossiers concernant des proches du régime. « Nous nous sommes retirés de la coalition de l’actuel régime car nous avons fait cette alliance dans l’espoir que les choses allaient s’améliorer, mais la situation s’est empirée », lance Dr Chakour, porte parole. Et le président du parti Youssouf Saïd, d’ajouter : « nous considérons que ce délais de trois ans dépasse largement l’état de grâce accordé au président de la République et à son équipe pour renverser la tendance de la dégradation du niveau de vie des comoriens ».
 
S’agissant de la corruption, le parti Djawabou ya Komori accuse la commission nationale de lutte contre la corruption (Cnplc) de ne pas déployer suffisamment d’efforts dans l’accomplissement de sa mission. « Moi en tant que praticien, je pense que cette commission laisse la situation s’empirer au lieu de l’apaiser, donc la solution c’est de mettre en place une stratégie visant à faire bénéficier aux jeunes comoriens des formations à l’étranger surtout en matière financière et économique », interpelle Maitre Mahamoud, délégué de la fédération de Ngazidja.
 
Au menu de leurs échanges, les enjeux des échéances électorales annoncées pour novembre 2014 et les présidentielles de 2016, préoccupent le parti soilihiste. Dans cette perspective, les questions de la santé, de l’énergie et de la lutte contre la corruption seront abordées dans leur campagne électorale. Djawabu ya Komori condamne le non respect par le gouvernement et les élus de l’arrêt rendu par la cour constitutionnelle relatif à la fin du mandat des députés conformément à la constitution. Les conférenciers n’ont pas manqué de critiquer le non respect de la loi sur la passation des marchés publics, l’opacité du dossier des fonds de la citoyenneté économique et la vétusté et le délabrement du réseau routier sur l’ensemble du territoire national.
 
Source:
La Gazette des Comores

Dr Abddouchacour redoute que « la CRC vienne achever ce qu'elle avait commencé »

Le parti Djawabu par le biais de son porte-parole redoute que le parti CRC « vienne achever ce qu'elle a commencé » sur la question de Mayotte. Intervenant après la polémique soulevée par la première réunion du Haut conseil paritaire (HCP), Dr Abdouchacour déplore la procédure elle-même et veut que cette question soit dépassionnée



On a cru qu'avec le temps la polémique née au lendemain de la tenue de la première rencontre du HCP s'est estompée. Le parti Djawabu, formation politique soutenant les idées de l'ancien président Ali Soilihi relance le débat sous une autre forme. Son porte-parole tire à boulet rouge sur la Convention pour le renouveau des Comores (CRC). Dr Abdouchacour accuse le gouvernement de basculer dans la stratégie de la CRC sur la question de Mayotte.
 
Selon lui « c'est la CRC qui a initié ces négociations donnant droit à la France de pouvoir occuper Mayotte illégalement en permettant à l'île comorienne de participer aux Jeux des jeunes sans pour autant porter un drapeau », a-t-il martelé. Avant de continuer « ironie du sort, on voit qu'aujourd'hui c'est la même CRC qui vient achever ce qu'il avait commencé ».
Et lui de s'étonner que « c'est du jamais vu même à l'époque d'Abdallah qui avait dit aux mahorais soit ils participent aux jeux sous le drapeau des Comores soit ils intègrent la France ». Ce gynécologue de formation proteste contre la manière dont les autorités ont institué ce Haut Conseil Paritaire. Une procédure qui serait « réellement mauvaise », estimant que la question de Mayotte n'est pas « une question personnelle ».
 
Selon lui cette question « d'ordre national » devait impliquer toutes les forces vives de la nation.        « Boléro n'a pas le droit de poursuivre la stratégie initiée par la CRC (son parti, ndlr)», a-t-il mis en garde. Quant à la position du Djawabu sur la question de Mayotte, principale pomme de discorde entre Paris et Moroni, ce porte-parole pense que le pays devait poser un « préalable » à toute reprise des négociations avec la puissance occupante.
 
Il rappelle qu'au temps du pouvoir révolutionnaire, le Mongozi avait fixé comme préalable la mise en écart de certaines figures mahorais dans les négociations. Mais à l'entendre la réalité d'hier n'est plus celle d'aujourd'hui. Dr Abdouchacour souligne que le préalable qui devait être posé aujourd'hui est    « l'abolition du visa Balladur ». Pour lui la suppression de ce « mur de la honte » permettra de       « rétablir la confiance mutuelle ». Selon lui ce visa « est une honte nationale ». Et de reprendre une proposition que son parti avait faite au cours d'une conférence de presse sur l'institution d'un département permanant pour la question de Mayotte. Car dit-il, le pays doit parler d'une même voix.
 
Maoulida Mbaé
 
Source : lagazettedescomores.com